Le langage de l’éveil pour dire la résurrection

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Celui qui s’était endormi dans la mort est maintenant réveillé


26 juin 2012


Deuxième d’une série de sept articles présentés en collaboration avec l’édition nationale du Feuillet Paroissial. On y trouve évoqués quelques mots tout simples que les premiers témoins de la résurrection ont dû chercher et trouver pour dire l’indicible. Ce sont « les mots de Pâques ».
Le langage de l’éveil appartient aux plus anciennes professions de la foi chrétienne. Il exprime bien l’expérience de la rencontre de Jésus vivant, ressuscité : celui que la mort avait couché est désormais debout.

Des gestes quotidiens

Lever de soleilChaque jour nous nous levons et nous nous couchons. Certaines personnes, les enfants par exemple, éprouvent parfois de la peur à s’endormir, comme si le sommeil était une expérience se rapprochant de la mort, étant donné qu’il entraîne l’abandon du contrôle de ses activités. Au-delà de la nuit, y aura-t-il un réveil?

En revanche, le lever apparaît comme un nouveau départ, une renaissance. Un nouveau jour offre des possibilités insoupçonnées.

Le langage de l’éveil appartient aux plus anciennes professions de la foi chrétienne. Il exprime bien l’expérience de la rencontre de Jésus vivant, ressuscité : celui que la mort avait couché est désormais debout; celui qui s’était endormi dans la mort est maintenant réveillé.

Association sommeil et mort – réveil et vie

Le langage de l’éveil évoque donc l’image du sommeil de la mort, comme l’indiquent ces mots de Paul sur la résurrection des morts : Puisque nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, de même ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les emmènera avec lui (1 Th 4,14). Ou ce fragment d’une hymne probablement baptismale : Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ (Éph 5,14).

Ce langage joue sur l’axe mort/vie. Il met l’accent sur la continuité entre le Ressuscité et Jésus qui a vécu avec ses apôtres et qui a été crucifié et mis au tombeau. Dieu est toujours représenté comme l’auteur de la résurrection : c’est lui qui relève Jésus du séjour des morts.

Le langage joue aussi sur l’axe de l’avant/après, et met ainsi l’accent sur la rupture. On obtient une séquence : vie-mort-vie.

En relevant Jésus du séjour des morts, Dieu brise les liens qui enserraient Jésus dans la mort.

Un langage qui n’explique pas tout

Le langage de l’éveil présente le fait de la résurrection, mais il n’explique pas la raison qui a poussé Dieu à agir ni ne donne la signification de l’état nouveau de la vie du Ressuscité. Le langage de la glorification comblera cette lacune.

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